Ma vie sur Karukéra

Les Tribulations d'une prof sur l'île Papillon

10 août 2007

Première nuit

Et ce qui devait arriver arriva, point de valise à l’arrivée. Je n’ai reçu qu’un bagage sur deux. Evidement, ils auraient pu perdre mon petit sac à dos ne contenant que quelques top, des cd vierges, et mes basket (ce qui m’aurait fait une excellente raison pour ne pas aller courir…) Mais non, ils ont égaré mon énorme valise de 24 kilos, avec mes affaires de toilette, des vêtements tout neufs, 3 paires de chaussures…

Pourvu que ce ne soit qu’un simple égarement et que je retrouve tout ce soir…

Cette petite contrariété passée, j’ai retrouvé Guy. Pour ceux qui ne savent pas, Guy est un cousin de mon grand-père qui a passé les vingt dernières années en Guadeloupe. C’est chez lui que je vais loger le temps de trouver mon logement. Plus exactement je vais loger dans le studio du rez-de-chaussée. En arrivant j’ai fait la connaissance de Ketty, la compagne de Guy.

Tout deux m’ont réservé un accueil chaleureux. J’ai dîné de fruits et d’un yaourt, puisque Air Caraïbes c’était déjà chargé de me gaver comme une oie. J’ai toujours pas mangé mon macaron de chez Paul, c’est dire ! D’ailleurs il est un peu écrasé, mais c’est pas grave, il sera bon quand même.

Je suis allée me coucher vers dix heures (4 heures du mat pour moi). J’ai mis autour de mon lit la moustiquaire qui m’a donné l’impression d’être une princesse dans son lit à baldaquin.

Première découverte : la nuit, en Guadeloupe, on entend toutes sortes de bruits étranges, des bip-bip striiiich (oui avec beaucoup de « i »)

Deuxième découverte : la moustiquaire, ça protège bien des moustiques, mais les traitres s’étant bien gavés avant que je ne m’asperge de répulsif et que je ne me mette sous la moustiquaire, ça m’a quand même démangé toute la nuit.

Troisième découverte : Mon corps est à l’heure métropolitaine, et je me suis réveillée à 4 heures du matin (10 heures pour vous), normal moi qui même quand je vais en boite me réveille au plus tard à midi…

Comme je ne pouvais plus dormir, je me suis levée pour observer le jour naissant. Je suis sortie dans le jardin de Guy. Et là, je me suis sentie au jardin d’Eden. Il y avait du vent des les branches de cocotier, des fleurs magnifiques dans le jardin, une pelouse si verte qu’on dirait qu’elle est fausse. Là, il est 6 heures, et je commence à avoir faim, alors je vais voir si Guy et Ketty sont debout.

Dès que j’aurais mon appareil photo (et ma valise), je prends quelques photos et je les poste.

Manu (sous l’effet du jet-lag, et cette fois-ci c’est pas de la frime de globetrotteuse)

Posté par Manu_0210 à 00:50 - Les premiers moments - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Bons Baisers de Fort de France

Voilà, j’y suis. Je suis en Martinique, j’attends ma correspondance pour Point à Pitre. Mon portable me dit qu’il est minuit vingt-deux (et je suis même pas fatiguée), à ma montre, il est 18h22. Vous dormez et ici il fait encore jour contrairement à ce que j’avais imaginé. Dehors l’aéroport ressemble à n’importe quel aéroport de métropole. Les cocotiers en plus. Il fait brumeux le vent agite les arbres, le paysage est montagneux et la végétation semble dense. Ah j’oubliais, dans le hall aseptisé et climatisé de l’aéroport il fait bon, mais quand je suis descendu de l’avion, j’ai senti un voile de moiteur se poser sur moi.

Aïe, voilà, piquée par mon premier moustique caribéen. Et mon répulsif qui est au fond de ma valise. Arrivera-t-elle ce soir d’ailleurs ma valise, entre le Marseille/Paris, Paris/Fort de France, Fort de France/ Pointe à Pitre j’espère qu’elle ne s’est pas perdue.

Je devrais bientôt embarquer. L’embarquement est prévu à 18h30.

J’ai le temps de vous raconter le voyage alors. A paris, j’ai acheté quelques magazines et des livres, et surtout, j’ai acheté mon Macaron au chocolat chez Paul, les macarons au chocolat, c’est ce qui pourrait parfois me faire croire en l’existence de Dieu, dans de bonheur dans une seule bouchée ça ne peut être qu’une intervention divine, il va vraiment que j’apprenne à les faire ces conneries, parce que je crois qu’il n’y a pas de Paul en Gwada.

Ensuite j’ai pris l’avion, et j’étais à coté d’un jeune couple en vacances très sympa. La jeune femme était prof des écoles. C’était la première fois qu’ils prenaient l’avion, et ils se posaient plein de question, alors bon, j’ai répondu à la plupart d’entre elles (Fred tu imagines bien que  la « madame je sais tout » qui sommeille en moi s’est fait un plaisir d’étaler sa culture/confiture).

Les repas et collations sont très bons dans Air Caraïbes, mais les sièges bien trop étroits. (Moi de toute façon je n’aime que la business, dit elle d’un air blasé…).

On a eu droit à 3 films Le monde de truc, Pas de cul pas de Fric, et un pur weekend, mais j’ai saturé au bout du deuxième, préférant me plonger dans 99 Francs de Beigbeider (bon ok, et aussi dans Glamour, Elle, Greluche Mag…) J’avoue avoir regretté les petites télés individuelles de Qatar Airways. (ça va, ça va j’arrête un peu de me la jouer Globe Trotteuse de l’extrême qui a tout vu tout entendu).

Sur ce, je vous quitte de façon un peu abrupte, mais les haut-parleurs annoncent l’embarquement de mon vol.

Manu (complètement jet-laguée, bon d’accord, cette fois-ci j’arrête)

Posté par Manu_0210 à 00:46 - Les premiers moments - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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