Ma vie sur Karukéra

Les Tribulations d'une prof sur l'île Papillon

06 mars 2009

A quand la vie normale?

Carrefour à fermé à nouveau. Je n'ai plus qu'un pack d'eau... Et puis il me fallait des oeufs, et après une semaine assez dure de boulot j'ai pas envie de faire deux heures de queue à l'épicerie du coin.
Je vois pas la différence entre la grève et la fin de la grève... Ah si, j'ai repris de boulot!
A ce sujet c'est très confus. Les vacances seront elles supprimées ou pas?
Lundi on nous dit que sur la base du volontariat nous pouvons remplacer des heures pendant les vacances.
Mercredi le calendrier académique a été changé sucrant deux semaines de vacances.
Aujourd'hui (vendredi) nouveau mot placardé sur la porte de la salle des profs, le calendrier a été modifié pour des raisons juridiques, mais le remplacement sur les vacances scolaires se fait toujours sur la base du volontariat et du bénévolat.
Bon alors vu comme ça, si ce n'est pas contrainte et forcée, je veux bien être un peu plus souple et donner quelques heures pendant les vacances et dans les temps libres des élèves histoire de boucler le programme!

Sinon demain (samedi matin) réunion avec l'IPR, youpiii, j'adore ça le samedi matin! C'est vraiment ce que je préfère! J'espère que bientôt on nous programmera aussi des réunions le dimanche!

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19 février 2009

Communiqué

Beaucoup s'inquiètent ces jours ci après avoir entendu parler des affrontements à Baie Mahault. Pas d'inquiétude à avoir, je suis en sécurité chez moi et le centre commercial touché n'est pas à côté, je suis vraiment au calme à la campagne et je compte y rester.

Posté par Manu_0210 à 00:02 - Petits tracas du quotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2009

Le désespoir de Kikette

Quatrième semaine de gwève, rien de va plus. Kikette, lasse d'être coincée à la maison ne supportant plus les restrictions de bananes est arrivée à bout ce matin.
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Voilà, elle a essayé de se pendre de la poutre de la mezzanine, heureusement j'ai pu la sauver à temps et lui faire du bouche à bouche pour la ranimer. Ensuite elle a mangé une bonne soupe de bananes!

Ne vous inquiétez pas, je ne pète pas les plombs, enfin pas trop, c'est juste un peu d'humour noir!

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05 février 2009

C'est la guerre

Oui je sais, c'est un peu alarmiste comme titre, mais bon. L'electricité coupée ce matin au collège. Le Super U forcé de fermer par le collectif. Pas un élève ce matin alors que le recteur à demandé de rouvrir les établissement (qu'il n'avait jamais demandé de fermer).
On entend des paroles dures parfois, et on se demande si on a pas la peau un peu trop claire pour certaines personnes. Pour la première fois ici je vois ce racisme dont on m'avait si souvent parlé. pas dirigé vers moi en particulier, mais tout de même, c'est comme entendre "j'aime pas les arabes mais toi ça va je t'aime bien".  C'est dommage, parce que ça reste une minorité.
J'entends une prof dire qu'elle ne conçoit pas que quelqu'un puisse être prof ici sans parler créole. (Comme s'il fallait parler Breton pour enseigner en Bretagne! Moi je ne conçois pas comment je n'ai pas comme certains mille points pour pouvoir aller dans mon académie d'origine si on doit parler d'inégalités.)
Les grands centres commerciaux n'ont pas rouvert, enfin, tout juste une journée.
Chez moi il y a du courant, heureusement.
Les stations sont de nouveau fermées pour la plupart, les autres accusent des files d'attente pouvant durer des heures. Des rumeurs circulent, les dépots de carburant pourraient être bloqués, ils vont couper eau et electricité, le port est bloqué.
Voilà, quand ce sera plus optimiste je vous raconterai, mais pour l'instant une grosse bouteille d'encre noire s'est renversée et souille la carte postale.
En tout cas pas de soucis pour moi, je suis en sécurité à la maison.

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11 décembre 2008

C'est la gwève

C’était le truc à vivre en Guadeloupe. J’avais connu Dean, le tremblement de terre de novembre, mais je n’avais pas connu la grève générale.

 

Bien entendu, on m’avait parlé des grèves de 2000 qui avaient duré un mois, des étalages vides dans les supermarchés, mais ça me semblait aussi loin le mur de Berlin pour un gamin de 3ème.

 

Sauf que là, mes choupinets, l’heure est grave, en Gwada c’est la gwève !

 

Alors pour commencer, qu’est-ce donc qu’on revendique ?

 

Et ben on veut le litre d’essence à 1 euros 17, le litre de diesel à 98 centimes et le litre de Whum à 5 euros. Ca va je déconne pour le Rhum, soyez pas si crédules aussi !

 

Bon conséquences :

 

Lundi je commence à neuf heures (Ouhais je sais, ça en étonne plus d’un, j’ai fait appel à un sorcier vaudou, envoutement, retour de l’amour, gain à l’Euromillion, pour les trois derniers vœux il se débrouille comme une brèle, mais sur les emplois du temps il est très bon), donc je pars de chez moi, et en arrivant sur la Rocade (c’est un peu notre périf si vous voulez), bouché. Bon alors je suis très France Inter le matin, j’écoute le fou du roi en direct (oui le matin pour moi, rapport au décalage horaire) mais là je zappe sur RCI, et je comprends la situation en deux minutes. Les transporteurs (bus /camion), ont bloqué les principaux axes de Guadeloupe avec des barrages pas un brin filtrants.

 

En gros, en Gwada il y a environ deux routes et demi qui font le tour de l’île. Comme j’ai la conscience professionnelle chevillée au corps, j’entends parler d’un passage, j’y vais, j’arrive au collège avec une demi-heure de retard, je prends ma classe, et c’est parti. A midi c’est un peu galère pour rentrer, mais bon, j’arrive à la maison.

 

Le lendemain, c’était mardi, rebelote (et dix de der)  pour arriver au collège, j’ai un tiers des élèves en moins, ils n’ont pas un envie de travailler, j’ai pas envie d’avancer trop vite, parce que pas envie de tout redire dans deux jours. Vers 11 heures on m’annonce que je suis bloquée en Grande terre (j’habite en Basse-terre), j’ai comme qui dirait envie de pleurer, et je maudis ma p*µ%0_ de conscience professionnelle. La principale nous dit : « viendez pas demain si les barrages sont toujours là » Consolation sympa, mais moi je suis coincée en Grande-Terre, avec ma mère qui m’attend à la maison, et même pas un maillot de bain pour aller me baigner à la plage la plus proche. J’achète Biba pour me consoler, et le lit en mangeant un sandwich (de chez Paul quand même, faut bien compenser). J’apprends que la grosse maille c’est hyper tendance, et qu’il faut l’associer à des bottes fourrées. Même pas en rêve, cet hiver le top du hype c’est le paréo à fleurs !

 

Un Biba et un macaron au chocolat plus tard j’arrive à rentrer chez moi.

 

Ma mère veut partir balader, on prend donc la voiture pour lui montrer comme les routes sont bien bouchées partout et qu’on peut aller nulle part, et que même que les magasins sont fermés ! Cela dit on passe à Carrouf, les rayons sont dévalisés et on fait une heure de queue (montre Cartier en main).

 

Mercredi j’ai laissé ma conscience pro au fond du lit, j’ai écouté la radio au réveil, les barrages sont partout, la situation s’est même durcie, je me recouche. Quelques heures plus tard je descends à la superette. Les conversations de ménagères m’apprennent que ça peut durer encore tout la semaine la gwève, et que d’ailleurs ça va être très surement le cas.

 

Bon, alors je suis rassurée, au moins deux jours à glander à la maison avec la meilleure excuse du monde : je peux pas sortir d’un périmètre de 5 kilomètres carrés, j’en profite pour repeindre deux trois trucs qui ont besoin d’un bon coup de peinture, faire un gâteau et une glace au chocolat, voir un dvd (Ne le dit à personne, que je n’avais pas encore vu, il est excellent), bref, c’est bon comme un arrêt maladie la souffrance physique en moins.

Tout ça, pour arriver au drame (bien entendu). Les transporteurs ont trouvé un accord, ça devrait être signé dans les heures qui viennent, demain tout devrait revenir à la normale…

 

Punaise, je vais retourner bosser, et psychologiquement je suis pas du tout prête, je pensais vraiment avoir au moins un jour de glandouille de plus. Je me sens comme si je venais d’avoir un contrôle de la sécu pour voir si j’étais vraiment malade.

 

 

 

Conclusion : En trois jours de grève les transporteurs ont semble-t- il obtenu gain de cause.

 

Constatation : On est vraiment merdissimals en grèves dans l’Eduknat, tout ce qu’on obtient c’est 1/30 du salaire en moins.

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14 septembre 2008

Ma nouvelle amie: Ariane

Je me suis fait une nouvelle amie... Une nouvelle colocataire. Je l'ai trouvée dans mon sac de plage!DSC03654

Là elle est à coté d'un livre de poche.

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Et là on la voit à coté de ma tong (je chausse du 39), bref, Ariane, quand elle était petite elle a du manger un paquet de soupe de moucherons!

Posté par Manu_0210 à 19:42 - Petits tracas du quotidien - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2008

Les alertes séisme au collège

Dans mon collège, les profs et le personnel comme les élèves sont hyper entrainés. Il y a trois alertes séismes et trois incendie dans l’année.

Pour la dernière alerte séisme, les choses sont corsées. On ne prévient pas les élèves (ça on ne le fait jamais), et on dit aux profs qu’une alerte aura lieu dans la semaine, mais on ne dit ni le jour ni l’heure.

Alors moi, hier, mercredi, je me suis dit, c’est surement pour aujourd’hui, en milieu de matinée.

J’ai commencé ma matinée tranquillement, à sept heures (oui oui, sept heures !!!) avec ma 4ème chouchou (les miens à moi, qui travaillent super bien et dont je suis PP_ prof principale), à moins vingt j’étais en train de copier les phrases des mes élèves au tableau en pensant, dans cinq minutes je leur fait prendre la trace écrite, et d’un coup, plein de bruit dans la salle, je me retourne, et tous les élèves étaient sous la table. Je me suis dis « tiens, mais, j’ai pas entendu la corne de brume (oui parce que pour signaler le début de l’alerte on fait sonner un coup le corne de brume), alors je demande à une élève « mais, on a pas sonné la corne là non ? », et ma petite Poucette de me répondre paniquée « mais madame, vous sentez pas ? c’est pas une alerte !!! Ca tremble ». Bon, alors je me suis mise dans un coin, on est sortis de la salle quand on a vu les autres classes sortir, et on est descendus au rez-de-chaussée loin des bâtiments (en zone sécurisée).

Je suis allée voir un peu mes collègues pour demander s’ils avaient senti la secousse, ils étaient tous formels, ça avait bien tremblé. Bon, alors on a taillé le bout de gras avec les copains en espérant tous pas du tout secrètement qu’on allait évacuer le collège (ah la fumisterie légendaire du prof !), et pis les chefs ont dit « allez, on remonte en classe », alors moi je me demande : à quoi ça sert d’avoir des tremblements de terre, si ça permet même pas de s’échapper une matinée du collège ?

Voilà, je suis contente de ne pas avoir senti les secousses (je marchais au moment où ça c’est produit, c’est surement pour ça que je ne sentais rien), ça m’a permis de rester calme avec les élèves.

A chaque tremblement (c’est le troisième depuis que je suis ici, d’’ailleurs je commence à être un peu traumatisée, il m’arrive souvent de me réveiller la nuit en ayant la sensation que mon lit bouge) je me dis qu’on a de la chance que ce ne soit qu’une petite secousse et ces jours ci je pense à la Chine, et aussi au cyclone en Birmanie.

Posté par Manu_0210 à 02:25 - Petits tracas du quotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2007

7.3 sur l'échelle de Richter

Quinze heures. Je fais la sieste dans mon hamac. J'entend un grondement, tiens... il va pleuvoir. Du vent, mon hamac se met à bouger anormalement. Je finis de me reveiller d'un bond, les deux pieds posés par terre ça continue à bouger.

Ce n'est pas le ciel qui gronde, c'est la terre. Je suis à l'étage. Je descends? Oui c'est mieux, je m'accroche à la rembarde d'escalier, descend doucement comme on a appris à le faire au collège lors des alertes "risques et catastrophes", je m'assieds par terre, loin des bâtiments, sur une dalle de béton. Je réalise que c'est un tremblement de terre, j'attend que ça finisse. Ca semble interminable. Plus tard je dirais à Fred que ça a duré trois ou quatre minutes, plus tard encore j'apprendrai que ça n'a en fait duré que 50 secondes. C'est une impression bizarre, quoi de plus solide que la terre ferme? Et pourtant là, je suis assise sur une dalle de béton qui tremble. Chez moi un bruit de verre brisé. J'ai l'impression que ça c'est arrêté ou est-ce-que ce que je ressens sous mes mains ce sont les dernières micro secousses?

Je remonte chez moi, fait le tour du propriétaire. Juste un verre brisé, certainement posé au bord d'une table. Je n'ai pas eu peur, sûrement parce que je suis comme toujours inconsciente du danger.

Voilà, c'était mon premier tremblement de terre et j'ai même pas pensé à faire un voeux!

Décidément cette année a été riche en évènements! En tout cas ne vous inquiétez pas je vais bien.

Manu (la baroudeuse de l'extrême)

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23 septembre 2007

La guerre au insectomochères

En Guadeloupe, le problème, c'est les insectomochères (si vous ne savez pas ce qu'est un insectomochère cliquez ).

Bon d'abord il y a les mousticomochères.

moustique Je vous épargne les photos de mes jambes ravagées par les piqûres

SOLUTIONS: la raquette/grill

001 En général je me place là où il y a plein de moustiques, mes jambes nues servant d'appât, et là, je les grille. Si vous saviez quel plaisir sadique on ressent lorsqu'on entend le merveilleux petit gzz qu'accompagne l'odeur de moustique grillé...

Et puis, il y a les fourmicomochères:

Les fourmicomochères se balladent en bande

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Oui oui, ce que vous voyez là, c'est le carrelage de la cuisine envahi de bestioles, imaginez la même chose sur 4 m2.

Et tout de suite le néon ( ce sont des fourmicomochères volantes):

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SOLUTIONS: Pour lutter, il y a des boites à fourmis, et les insecticide(comochères), mais le plus radical, c'est un bon coup d'aspirateur en cas d'invasion.

Et puis certains soir je suis envahie par les papillons noirs. Ce n'est pas une métaphore pour dire que j'ai le cafard ou le bourdon hein, non c'est ça:

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SOLUTION: Aucune pour l'instant

Les milles pattes:

DSC02639 SOLUTION: je les attrape avec un papier, et hop, à la poubelle, ils ne sont pas envahissants, juste un qui rentre de temps en temps.

J'ai aussi des petites bêtes sympas, les lézards, qui mangent des moustiques, mais laissent des petites crottes un peu partout dans l'appart:

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J'envisage d'adopter un chaguane (un iguane à fonction de chat, sauf que je le dresserai pour manger des fourmis et des moustiques)...

Posté par Manu_0210 à 01:43 - Petits tracas du quotidien - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2007

Dean

Dean

Jeudi 16 Aout 2007 :

16h30 : J’ai fini les dernières visites d’appart, pour la journée, et même les visites tout cours. Je pense avoir trouvé mon petit nid.

17h00 : Je vais à Destreland, le grand centre commercial, je veux racheter quelques bougies, des piles, du pain. J’ai des pâtes et du riz à la maison, mais si l’électricité est coupée je ne pourrai pas cuire mes pâtes. Il me fallait également de l’eau, et un cahier (toujours en cas de coupure d’électricité. La plupart des magasins de Destreland a fermé. Je passe aussi à Décathlon pour acheter une lampe de camping rechargeable. Au pire, si elle ne sert pas cette fois ci elle pourra servir pour d’autres occasions. 

18h00 : j’arrive chez Guy qui me donne les dernières instructions. Un petit coup de fil aux parents pour leur dire que la maison de Guy est solide (elle a résisté à Hugo), et que je risque de ne pas être joignable quelques jours si les relais téléphoniques sont emportés par les rafales de vent.

La soirée se passe sans heurts, un peu de vent mais rien de grave.

22h00 : Je me couche (oui je m’endors très tôt depuis que je suis ici, alors que d’ordinaire je suis plutôt couche tard. Les films finissent tôt à la télé, et j’aime me lever tôt pour profiter des journées)

Dans la nuit : Je ne sais pas quelle heure il est mais le vent est très violent. Je vais fermer les vitres de la véranda (ce sont des lames) et baisser complètement le volet roulant, le sol est mouillé, je glisse entrainant dans ma chute la moustiquaire qui sépare le studio de la véranda, elle passe à travers une chaise posée là, la voilà trouée, je réparerais quand je fabriquerais les moustiquaires pour ma propre maison.

Vendredi 18 Aout 2007

9h00 : le courant est coupé, désormais je ne sais pas comment évoluent les choses et je devrais attendre que tout soit fini pour redonner des nouvelles.

Je n’ai pas les piles qui faut pour la radio, j’aurais du vérifier avant, si tant est qu’à la radio ils puissent donner des nouvelles bien entendu.

Heureusement que j’ai acheté un cahier pour continuer à raconter les évènements. Dans le jardin de Guy un cocotier et un papayer sont tombés. Je pense à tous ces gens qui vivent dans des petites cases en bois et tôles, autant de maisons de paille des trois petits cochons que le souffle de Dean va emporter.

9h15 : le courant est rétabli, mais pour combien de temps ?

Je regarde par la fenêtre la violence des vents. L’antenne doit tenir bon sur le toit, j’ai encore la télé, en revanche les chaines locales ont disparu.

9h25 : un bandeau passe sur la chaîne Guadeloupéenne restante, nous sommes en alerte rouge toujours, la Martinique elle, est en alerte violette : confinement. A treize heures il y aura un flash info et j’en saurais plus.

13h15 : Pas trop de dégâts en Guadeloupe. Nous n’avons pas été touchés par Dean à proprement parler, nous sommes toujours en alerte rouge et le vent souffle toujours fort. Les autorités recommandent de ne pas sortir de rester prudents.

Peu à peu dans la journée le vent a faibli. Dans l’après-midi Guy est descendu voir si j’avais « survécu ».

Voilà, il est maintenant 21 heures et le calme est revenu. Cette fois ci la Guadeloupe a été épargnée, mais la période cyclonique n’est pas finie. Elle ne s’achèvera que mi-octobre.

Posté par Manu_0210 à 03:43 - Petits tracas du quotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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